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Description des programmes | «Inclusion in Community» | «Helping Skills»
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«Inclusion In Community»

Association canadienne pour la santé mentale, Bureau national, Toronto, Ontario

Contexte | Résumé | Buts | Objectifs | Processus | Partenaires | Sources

Contexte

Les Canadiens comprennent de plus en plus que ni le gouvernement ni le système de services de soins ne peut répondre adéquatement à tous leurs besoins en matière services sociaux et de santé. Ils apprennent plutôt à s'aider mutuellement et à renforcer les liens au sein de la collectivité. Le projet «Inclusion in Community» vise à sensibiliser les citoyens ordinaires à ce besoin de solidarité et à renforcer leurs liens et leur sentiment d'appartenance.

Cinq filiales de l'ACSM d'Ontario 2 ont participé au projet afin de trouver de nouvelles approches per-mettant de répondre aux besoins des personnes atteintes de maladie mentale. Dans chaque localité, les consommateurs 3les familles et les groupes communautaires génériques se sont réunis pour préparer et implanter une stratégie de promotion de la santé mentale chez les personnes atteintes de troubles mentaux graves, afin de réduire leur dépendance vis à vis des services de soins spécialisés.

Ce changement d'attitude concernait tous les secteurs de la collectivité.Les personnes atteintes de maladie mentale devaient apprendre à être moins dépendantes des services et à participer davantage à la vie de la collectivité. Les membres de la collectivité devaient quant à eux, servir de guides pour les personnes atteintes de maladie mentale et les professionnels de la santé , ainsi que travailler en collaboration avec d'autres secteurs pour améliorer la qualité de vie de ces malades.

En établissant de nouveaux partenariats de collaboration avec une vaste gamme de membres de la collectivité et d'organisations, le projet «Inclusion in Community» a créé de nouvelles relations inédites aidant les consommateurs/survivants à s'intégrer dans la vie communautaire.

«Celui qui s'isole de la vie communautaire connaît la pire forme d'invalidité.»
- John McKnight, 1990

Le travail conceptuel pour le projet «Inclusion in Community» a été accompli, en grande partie, par le Groupe de travail national sur les services de santé mentale4 de l'ACSM, grâce à son document «A New Framework for Support». Ce document de politique (qui détermine la ligne de pensée de l'ACSM concernant le soutien des personnes atteintes de maladie mentale) appuie la pleine intégration des personnes malades dans leur collectivité, par la mobilisation de réseaux de soutien officiels et non officiels. Ce document avance comme argument que ces derniers, telles les associations d'entraide et les installations récréatives, représentent des ressources pour les personnes atteintes de maladie mentale, qui peuvent s'ajouter avantageusement aux services de santé mentale et, dans certains cas, même les remplacer.

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Résumé

Cinq localités ont participé au projet «Inclusion in Community», visant à favoriser l'intégration des personnes atteintes de maladie mentale. Les consommateurs et d'autres partenaires se sont unis pour trouver des moyens de répondre aux besoins en santé mentale des membres de leur communauté présentant des troubles mentaux.

Le projet a été coordonné par le Bureau national de l'ACSM, commandité par la Fondation Trillium de l'Ontario et mis en place dans cinq collectivités choisies par des divisions de l'ACSM. Le processus de sélection des centres s'est déroulé en plusieurs étapes. Les divisions de l'ACSM qui souhaitaient participer ont fait part de leur intérêt et ont dû démontrer leur capacité de mener à bien le projet et confirmer l'intérêt de partenaires possibles au sein de la collectivité.

Le comité directeur national a choisi les centres en essayant d'assurer un équilibre et la juste représentation des différentes collectivités. Il s'agissait de différentes collectivités ontariennes, urbaines ou rurales, francophones, anglophones ou multilingues. Le projet a réuni des citoyens provenant de différents groupes culturels et a permis de créer de nouveaux liens entre les Autochtones et les autres Canadiens et de renforcer les liens entre de nombreux autres groupes.

Le projet a permis de mettre en pratique, à l'échelle locale, les principes décrits dans le document «Framework» en attirant de nouveaux partenaires dans le processus. Au lieu de se tourner vers les prestataires de services pour répondre aux besoins des personnes atteintes de maladie mentale, les collectivités participantes ont tiré profit des ressources des consommateurs, de leur famille et de leurs amis, des groupes communautaires génériques, tels que les églises et les associations d'entraide et d'autres membres de la collectivité, tels les employeurs, les propriétaires d'immeubles à logements et les gens d'affaires.

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Buts

Le but du projet «Inclusion» était:

  • de remplacer au sein de certaines divisions de l'ACSM sélectionnées l'approche axée sur les prestataires officiels de services par une approche basée sur la promotion de la santé mentale.

Objectifs

Les objectifs du projet étaient les suivants:

  • promouvoir au moins trois nouveaux partenariats entre les consommateurs, les familles, les décideurs locaux, les filiales de l'ACSM et la communauté prise dans un sens plus large;

  • mettre en place des stratégies d'intégration dans la collectivité naturelle dans cinq centres différents;
  • faire connaître les résultats et les leçons tirées du projet à toute l'infrastructure de l'ACSM et à d'autres groupes s'intéressant à la santé mentale.

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Processus

Le défi pour les centres faisant partie du projet était de rendre les organisations et les structures considérées comme ressources, (ex:les centres récréatifs et les associations d'entraide) plus accessibles aux consommateurs/ survivants. Il s'agissait d'inciter de nombreux partenaires de la collectivité à collaborer avec les intervenants habituels, à savoir les consommateurs, les membres de leur famille et les prestataires de services de santé mentale. Se fondant sur le travail déjà accompli par les filiales de l'ACSM, le personnel chargé du projet, les citoyens et les bénévoles ont travaillé en collaboration pour choisir les objectifs de leur propre centre et pour implanter les stratégies perti-nentes.

Comme tout projet de développement communautaire doit le faire, les objectifs et les stratégies de chaque centre ont reflété la réalité de cette collectivité, c'est-à-dire sa taille, son économie, sa population, ses installations, ses ressources et son histoire. Les différents centres ont donc choisi les stratégies suivantes :

  • accès facilité aux services de loisirs et de récréation (Waterloo)
  • théâtre communautaire avec participation (Forest)
  • meilleur soutien à l'emploi (Timmins)
  • parrainage par les pairs et expansion des occasions de bénévolat dans les organismes communautaires génériques (Cornwall)
  • mise en contact des personnes sortant de l'hôpital avec les réseaux et les services communautaires qui favorisent leur rétablissement (Ottawa).

Le passage d'un cadre axé sur les services à un modèle communautaire n'a été ni facile ni sans inci-dents. Chaque centre partait de prémisses différentes et devait faire face à des problèmes différents pendant la transition. Comme les participants l'ont remarqué eux-mêmes lors de la réunion finale de tous les centres, l'intégration n'était pas achevée à la fin des projets spécifiques. Il y avait toujours moyen de rendre les collectivités encore plus accueillantes et plus diversifiées.

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Partenaires

Le projet «Inclusion in Community» visait à créer des partenariats entre les consommateurs/survivants, leur famille, le personnel de l'ACSM et les organismes communautaires. L'un des principaux objectifs était d'encourager les groupes qui ne s'intéressaient pas normalement aux problèmes de santé mentale (telles les associations locales d'entraide) à mieux encadrer les personnes souffrant de troubles mentaux..

Les partenaires locaux étaient référés lors de réunions de planification organisées dans chacun des centres. Aux réunions initiales, on a présenté les concepts et les objectifs du projet à divers membres de la collectivité afin de discuter des orientations possibles du projet et de mobiliser le soutien et les ressources en place.

Les centres se sont servis de nombreuses relations personnelles et professionnelles afin d'atteindre leurs objectifs. Parmi les partenaires qui ont participé au projet, citons un centre de soutien pour femmes autochtones, plusieurs collèges, un service municipal du logement, les Vétérans de la Marine, l'église presbytérienne et plusieurs responsables politiques locaux et fédéraux.

Sources

A New Framework for Support for People with Serious Mental Health Problems. Trainor, j., Pomeroy, E., and Pape, B. Toronto: CMHA National, 1993.

Inclusion in Community: Building Capacity. Project Proposal to the Trillium Foundation. Pape, B. Toronto: CMHA National, 1996.

Inclusion in Community: Building Capacity. Final Report to the Trillium Foundation. Pape, B and McKee, H. Toronto: CMHA National, 1998.

Inclusion in Community: A Guide to Local Action. McKee, H. Toronto: CMHA National. 1998.

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«Helping Skills»


2.Le projet «Inclusion in Community» était d'envergure nationale.Il a été mis en place dans trois sites à travers le Canada durant neuf mois. Nous avons décidé de communiquer uniquement les informations du projet mené sur les sites ontariens, parce qu'ayant bénéficié de délais plus longs, ils ont pu appliquer les objectifs du projet pratiquement entièrement.
3. Voir le glossaire
4.Le projet «Inclusion» a été conduit par le groupe de travail qui était engagé dans le cadre de développement et de promotion depuis 1983. Il se compose de consommateurs, de membres de famille et de prestataires de service.