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Description des programmes
Étapes et outils
pour la mise
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du Projet
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Description des programmes | «Inclusion in Community» | «Helping Skills»
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«HELPING SKILLS»

Association canadienne pour la santé mentale,
Division de Terre-Neuve et du Labrador

Contexte | Résumé | Buts | Objectifs | Processus | Phase 1 | Phase 2 | Phase 3 | Partenaires | Sources

Contexte

Le projet «Helping Skills» est issu d'un projet de recherche participatif, mené par la Division de Terre-Neuve et du Labrador de l'ACSM. Ce dernier portait sur les répercussions du moratoire sur la pêche à la morue sur le bien-être de la population. La recherche a démontré que, malgré les forces et le ressort psychologique innés dans ces communautés, les pertes d'emploi et, en particulier, la perte du mode de vie traditionnel étaient à l'origine d'une détresse importante.

Les membres de la collectivité se sont vivement préoccupés du manque de services d'aide offerts aux gens vivant en milieu rural et de l'érosion du soutien social en raison des tensions et des changements dus au moratoire.

Durant cette même période, le système de santé provincial était en pleine restructuration. On établissait des régies régionales de santé communautaire chargées de la promotion de la santé ainsi que des services de santé mentale et de lutte contre la toxicomanie. Les priorités de cette restructuration, incluaient l'encouragement de la participation des citoyens et l'établissement de partenariats entre les secteurs officiels et non officiels pour répondre aux besoins en matière de santé.

Cependant, les régies régionales chargées de mettre en place ce mandat avaient de graves problèmes de ressources. Les coordonnateurs régionaux constataient une détresse sociale et
affective qu'ils n'avaient pas les moyens de soulager. Des services de consultations abordables
faisaient également défaut et étaient pour ainsi dire inexistants dans de nombreuses régions rurales. Les ressources locales, à savoir le prêtre, le médecin de famille et l'infirmière spécialisée
en santé publique, étaient débordées. Le délai de d'attente pour consulter un psychiatre ou un autre professionnel de la santé mentale, pouvait être d'un an.

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Résumé

Le projet «Helping Skills» répondait au besoin de mettre sur pied des réseaux de soutien parallèles et de nouer des partenariats. Les prestataires de services locaux ont reconnu que la détresse des gens était due à la perte de leur emploi et de leur mode habituel de vie et non à un problème psychiatrique. Par conséquent, le but du projet était de créer un nouveau réseau de soutien, dans un esprit non axé sur les services, en tirant parti des forces locales et de la solidarité qui anime les gens durant des périodes difficiles.

Le projet «Helping Skills» proposait de former un réseau de bénévoles prêts à aider autrui. Une fois mis sur pied, ce réseau représenterait une ressource pour les gens qui cherchent compréhension et soutien en ayant l'assurance d'une confidentialité respectée.

Le projet «Helping Skills» a établi un partenariat avec deux régies régionales de santé communautaire afin de mettre sur pied un programme de formation. Les conseillers (ou les prestataires de services) des régions rurales devaient recevoir une formation de facilitateurs et former ensuite, à leur tour, des bénévoles de leur collectivité.

Le projet a été fondé sur les hypothèses suivantes :

  1. Chaque communauté comptait des personnes qui possédaient la motivation et la capacité innées d'aider les autres.
  2. Grâce à une formation en bonne et due forme, ces personnes pouvaient développer leur capacité d'aide.
  3. La formation contribuerait à l'établissement de réseaux spontanés d'entraide dans la collectivité.
  4. En adressant les demandeurs à un réseau de bénévoles, les conseillers auraient plus de temps pour s'occuper des gens atteints de troubles psychiatriques, ayant vraiment besoin d'aide professionnelle.

Lors de la formation, on devait distinguer clairement l'activité d'aide en consultation, relevant strictement de la thérapie professionnelle, afin de permettre aux bénévoles de connaître leurs propres limites et les situations où un soutien additionnel est nécessaire.

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Buts

  • Créer un modèle de développement de réseaux d'entraide bénévole.
  • Établir des partenariats entre les secteurs officiels et non officiels dans le domaine de la
    santé mentale.
  • Augmenter les connaissances, les compétences et la participation des citoyens pour répondre aux besoins de leur collectivité en matière de santé.

Objectifs

  • Mettre au point et piloter un programme de formation à l'intention des prestataires de services, afin de faciliter l'apprentissage des techniques d'entraide efficaces par les bénévoles.
  • Établir un réseau de formateurs et de bénévoles possédant les compétences nécessaires pour aider les gens aux prises avec des problèmes affectifs ou sociaux.
  • Utiliser un modèle de mentorat et montrer aux autres comment s'en servir pour appuyer les compétences acquises dans des domaines tels que l'écoute active, l'empathie et l'établissement de frontières.

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Processus

Le projet devait se dérouler en trois phases de six mois chacune. Chaque phase est expliquée briève-ment ci-dessous.

Phase 1 : Formation des formateurs

Au cours des six premiers mois, le personnel de l'ACSM a établi un contact avec les coordonnateurs s'occupant de santé mentale et a recruté des candidats dans les organismes partenaires de la région. On a demandé aux organismes de permettre aux employés de consacrer à ce projet un certain nombre d'heures de travail. On a demandé aux formateurs potentiels, quel était le genre de formation dont ils pensaient avoir besoin afin de préparer adéquatement les bénévoles à devenir des "aidants". À la suite de ces discussions, un consultant a été chargé de mettre au point un programme de formation.

Les douze formateurs ont ensuite travaillé pendant dix jours, à temps plein, avec le consultant, pour apprendre comment enseigner les techniques d'aide. La formation a été axée sur le sens que don-naient les participants aux mots "aider" et "être aidé", d'après leur expérience personnelle. On a ensuite rédigé le manuel du facilitateur pour fournir un "plan de travail" détaillé.

De retour dans leur région, les formateurs ont passé deux mois à promouvoir le programme et à recruter les gens intéressés à devenir des aides bénévoles au sein de leur collectivité.

Phase 2 : Transfert des compétences

Au cours du deuxième semestre, les formateurs ont axé leurs efforts sur le transfert des compétences aux bénévoles de leur région. Cet objectif a été accompli au moyen de 20 séances de groupe hebdomadaires, fondées sur les méthodes d'enseignement et de mentorat que les formateurs avaient eux-mêmes apprises lors de la phase 1. Des téléconférences mensuelles ont permis aux for-mateurs de mettre en commun leurs progrès et leurs techniques de résolution de problèmes. Le con-sultant s'est également rendu dans chaque centre pour rencontrer les groupes de bénévoles. Au dernier mois de la phase 2, les formateurs ont passé trois jours avec le consultant pour évaluer le processus de formation et la planification du suivi et du maintien du réseau d'aide.

Phase 3 : Le réseau à l'oeuvre

Au cours des six derniers mois, les bénévoles ont mis leur apprentissage à profit au sein de leur pro-pre communauté. Certains ont aidé des personnes recommandées par différentes sources, telles que des professionnels de la santé, ainsi que des personnes venues les consulter d' elles-mêmes, tandis que d'autres ont tout simplement appliqué leurs nouvelles compétences sur leurs propres relations. Tout au long du projet, le consultant se rendait toujours disponible pour aider à la résolution des problèmes et pour fournir un encadrement. À la fin de la troisième phase, un évaluateur indépendant a évalué l'efficacité du processus de transfert des compétences.

Lors de la phase 4, on a révisé le programme et le manuel de formation, pour tirer partie des leçons tirées jusque-là. On a apporté quelques changements à la terminologie utilisée dans le manuel, de sorte qu'elle reflète une approche moins officielle : les "formateurs" sont devenus des "facilitateurs" et les "conseillers" sont devenus des "aides bénévoles".

Pendant ce temps, le personnel a également cherché à promouvoir le projet à plus grande échelle et à offrir la formation de facilitateur révisée à des gens d'autres régions.

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Partenaires

L'un des principaux objectifs du projet était d'établir des partenariats actifs entre les secteurs officiels et non officiels de la santé mentale. À cette fin, on a demandé la collaboration d'organismes engagés dans la santé et les services sociaux et une partie du temps des employés choisis a été consacrée à la formation d'aides bénévoles.

Sources

Building Helping Skills: Project proposal. Buchan, M. CMHA Newfoundland & Labrador Division, St John’s: September, 1995.

Building Helping Skills. Concluding reflections: What we learned. Buchan, M. CMHA Newfoundland & Labrador Division, St. John’s: 1997.

Helping Skills: Facilitator’s Manual. McConnel, S., and MacLeod, L. CMHA, Newfoundland and Labrador Division. 1998.

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