Au sujet de la
trousse d'outils
Description des programmes
Étapes et outils
pour la mise
en oeuvre
Ch 1. Analyse des
ressources et des
besoins de la
collectivité
Ch 2. Planification
du Projet
Ch 3. L'obtention
des ressources
Ch 4. Exécution
du projet
Ch 5. Évaluation
du programme
Ch 6. Diffusion des
résultats et
promotion de la
continuité
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Introduction | 3.1 Subventions | 3.2 Soutien non financier (en nature) | Résumé | Conseils
Aide-mémoire | Outils | Liste de ressources annotées | Télécharger le chapitre 3

OUTILS

1. Exemple de demande de financement | 2. Lignes directrices concernant la recherche de subventions | 3. Quelques bailleurs de Fonds possibles | 4. Sites Internet utiles

1. Exemple de demande de financement

Voici un exemple d'une demande de financement pour un projet portant sur les habiletés d'aide («Helping Skills»), mis au point par Moyra Buchan, directrice exécutive de la division de Terre-Neuve et du Labrador de l'ACSM.

«HELPING SKILLS» - RÉSUMÉ DU DOSSIER

  1. Postulant
  2. Association canadienne pour la santé mentale, division de Terre-Neuve, fondée en 1964, incorporée le 11 mai 1984.

    Mission : promouvoir la santé mentale de toutes les personnes par l'enseignement, la promotion et la défense des droits, la prestation de services, la recherche et le développement des collectivités.

  3. Partenaires engagés dans le projet
  4. L'ACSM travaillera en collaboration avec les conseils de santé communautaire de deux régions, des organismes participant à la prestation de services de soins de la santé mentale (unités de santé mentale, infirmières en santé publique, bureaux des services sociaux, conseillers scolaires) et des bénévoles de diverses associations communautaires (p. ex., Instituts féminins, travailleurs déplacés, associations parents-enseignants, enseignants retraités) qui sont intéressés à devenir conseillers.

  5. But et raison
  6. Établir des partenariats en santé mentale entre les secteurs officiels et non officiels; par un processus de mentorat et de transfert des habiletés professionnelles, accroître les connaissances, les aptitudes et la participation des membres de la collectivité leur permettant ainsi d'aider leurs concitoyens et de répondre aux besoins de leur collectivité.

    Le processus de restructuration des soins de santé à Terre-Neuve survient à un moment où de nombreux individus, familles et communautés sont soumis à un stress sans précédent par suite des problèmes reliés à la crise de la pêche. Les conseils de santé communautaire n'ont pas de ressources. Les services de soutien existants sont utilisés au-delà de leur capacité et il y a un urgent besoin de mettre en place de nouveaux réseaux de soutien.

  7. Avantages
  8. La "formation des formateurs" et le processus de transfert des habiletés permettra aux participants de mieux comprendre les règles de base qui sous-tendent l'aide et de clarifier les domaines où une intervention professionnelle est vitale. En mobilisant et en renforçant des ressources en dehors des circuits officiels, les soignants professionnels mettront sur pied un nouveau réseau de ressources et favoriseront une utilisation efficace des services si peu disponibles. Les soignants transmettront leurs connaissances et leurs habiletés à leurs concitoyens, accroîtront le sentiment de responsabilité et la participation à des programmes de santé. Ils permettront également à la communauté de mieux repérer ses besoins et d'y répondre. La collaboration entre les secteurs favorisera une meilleure compréhension de la part de tous les partenaires quant au type de changements de rôles nécessaires pour modifier le système de soins de santé.

  9. Continuité

    Les réseaux de soutien établis par les professionnels et les non professionnels locaux pendant la durée du projet deviendront autosuffisants à terme. De plus, cette continuité sera assurée par la participation continue des conseillers et la répétition des programmes de formation pour les "recrues", si besoin est. Le modèle et le manuel des ressources permettront à d'autres personnes de reproduire le projet dans d'autres régions.

L'ORGANISME COMMANDITAIRE

L'Association canadienne pour la santé mentale, division de Terre-Neuve, est un organisme caritatif sans but lucratif établi en 1964, enregistré sous le no. 0008144-11.

Son mandat est de promouvoir la santé mentale de tous les Terre-Neuviens par l'enseignement pub-lic, la promotion et la défense des droits, la prestation de services, la recherche et le développement de la collectivité. Cette division possède des bureaux à Gander, à Trinity-Conception et au Labrador Ouest, qui sont représentés au conseil d'administration provincial formé de 16 membres. Les person-nes qui font partie de cette association incluent des consommateurs, des membres de familles, des prestataires de services et des membres de la collectivité.

Le bureau de la division de l'ACSM de St. John's sert de centre de ressources de santé mentale qui fournit des renseignements et des services de références à toute la province. Grâce à des projets spéciaux, l'ACSM poursuit des recherches et des initiatives de développement et cherche de nou-velles réponses aux besoins de santé mentale. En cette période où les changements socio-économiques sont si rapides, la division de cette province cherche de nouveaux moyens pour aider les gens à gérer le stress de la vie quotidienne, par ex., chômage, problèmes familiaux et maladies.

Depuis 1990, l'ACSM met sur pied un réseau d'entraide à l'échelle provinciale, destiné aux consom-mateurs des services de santé mentale, et un réseau de soutien pour les membres des familles et les soignants. Elle a commandité des initiatives d'entraide dans d'autres domaines comme la dépendance au jeu et l'abus sexuel. Elle a mené à terme une évaluation des besoins de la collectivité, qui a permis de rassembler des renseignements sur les effets de la crise de la pêche sur les habitants des régions rurales et elle a publié un répertoire des services de counseling et un répertoire des groupes d'entraide pour la région de St. John's.

La présente proposition est directement reliée aux données recueillies lors des activités mentionnées ci-dessus. Le projet «Needs Assessment for Community Self-Help» de l'ACSM (1994) est un projet antérieur, appuyé par le Health Promotion Contribution Program, qui a permis de repérer les tensions et les anxiétés causées par le moratoire sur la pêche à la morue, le stress entraîné par des problèmes financiers et des pertes d'emploi, ainsi que les conflits minant les collectivités du fait du montant forfaitaire octroyé à certains et pas à d'autres. Nous avons écouté les témoignages des membres de la communauté, professionnels et non professionnels, sur le besoin de former des réseaux de soutien sociaux et des sources d'aide (voir l'annexe A). Nous avons démontré l'absence de services de counseling abordables grâce aux répertoires que nous avons pu compiler et aux quelque 3 000 demandes reçues au cours de l'année dernière. À mesure que la restructuration des services de soins de la santé progresse, le besoin de solutions de rechange devient de plus en plus aigu.

La division de Terre-Neuve de l'ACSM est bien placée pour subventionner des solutions novatrices à ces problèmes. Elle possède une expérience substantielle en développement de réseaux informels et de la responsabilisation des individus les rendant ainsi capables de prendre en charge leur propre santé par l'autogestion des soins, l'entraide et la protection des droits. Le projet proposé constitue un prolongement des initiatives précédentes, car il a pour but de mobiliser les ressources non officielles et de faciliter l'apprentissage des habiletés au sein des collectivités pour répondre aux problèmes affectifs et sociaux des citoyens.

La Division connaît bien les principes de développement de la collectivité nécessaires au déroulement du processus de mentorat et de transfert des habiletés. De plus, elle est reconnue pour son travail dans la création de services d'entraide. Elle sera un facilitateur crédible, lors de la collaboration entre les secteurs officiels et non officiels.

En raison de ses ressources limitées et de la grande variété de problèmes dont elle doit se préoccu-per, la division de Terre-Neuve compte sur la collaboration à tous les niveaux. Elle possède un réseau de partenariat avec d'autres organismes et agences officiels et non officiels, permettant ainsi de max-imiser les ressources et d'éviter la duplication du travail (p. ex. Coalition des partenaires en santé mentale, Coalition de l'ACSM pour les familles, Réseau de santé destiné aux femmes). De par sa vaste expérience, l'ACSM a su intégrer les concepts clés gouvernant la restructuration des services de soins de santé.

PROBLÈMES À RÉSOUDRE

La restructuration des services de soins de santé prend place dans le contexte des besoins parti-culiers de Terre-Neuve et du Labrador. La remise de la promotion de la santé aux mains des collecti-vités survient au moment où nous connaissons de graves problèmes résultant du moratoire sur la pêche à la morue et de la réduction des paiements de transfert. Ces problèmes sont ressentis à tous les niveaux : individuel, familial, communautaire, régional et provincial.

Les comités de santé communautaire responsables de la promotion de la santé manquent totalement de ressources. Dans le domaine de la santé mentale, les coordonnateurs récemment nommés dans les trois régions, signalent des cas de détresse sur le plan social et affectif dans certaines collectivités et ils n'ont aucun moyen de les aider. Il y a un manque flagrant de services de counseling abordables dans cette province et ces services sont pratiquement inexistants dans les régions rurales. Le prêtre, le médecin de famille et l'infirmière en santé publique sont des ressources locales surutilisées. Les gens peuvent attendre jusqu'à un an avant de pouvoir consulter un psychiatre ou un autre professionnel spécialisé en santé mentale.

Il y a un besoin urgent de développer les capacités des collectivités afin qu'elles puissent répondre à leurs besoins immédiats et reconnaître ainsi les problèmes généraux qui doivent être résolus. Si les gens ont la capacité de soulager leur détresse immédiate, on peut mobiliser l'énergie pour répondre à des questions plus larges concernant la défense des citoyens.

Par le passé, les collectivités isolées de Terre-Neuve ont su résoudre par elles-mêmes leurs propres problèmes humains et assurer leur propre survie. De nombreux individus possèdent des aptitudes naturelles d'aide, facilement reconnues par ceux qui se tournent vers eux. Cependant, au cours des dernières décennies, de telles capacités ont été définies et enseignées par des professionnels, spécialisés en travail social, en psychologie et en soins infirmiers. Les psychothérapeutes et les conseillers les ont affinées et perfectionnées. Cette "professionnalisation" de l'aide et cette confiance exagérée qu'on accorde aux experts ont minimisé le rôle joué par les ressources non officielles. Le counseling professionnel basé sur un mythe a engendré chez de nombreuses personnes une perte de confiance en leur propre capacité d'aide. Comme résultat, les gens éprouvent une grande anxiété face aux changements dans la structure de services et à la réduction de l'accès aux services dans les établissements.

Tout comme à un niveau plus élevé, les établissements rejettent sur les collectivités la responsabilité de maintenir la santé, à un niveau plus bas. Les individus auront à assumer certaines responsabilités sur le plan des connaissances et de la prise en charge de leurs problèmes de santé, lesquelles avaient été auparavant assurées par les professionnels et les experts. Par conséquent, ce projet vise à créer et à former, par un programme de mentorat, des réseaux d'entraide et de soutien au sein de la collectivité.

RAISON D'ÊTRE

Les collectivités rurales font face à des défis sans précédent en termes de gestion des problèmes affectifs et sociaux dont les gens souffrent suite à des problèmes reliés au moratoire sur la pêche et du stress en découlant sur le plan économique, social et moral.

Les ressources d'aide existantes sont limitées et surchargées. Les conseillers en emploi du LSPA, les infirmières en santé publique, les travailleurs sociaux, les conseillers scolaires, se sentent débordés par la diversité et la gravité des problèmes personnels et familiaux que les gens leur signalent. Ils ont donc besoin de ressources humaines additionnelles et d'un réseau de soutien.

On peut mettre sur pied un counseling de soutien efficace par l'enseignement des habiletés et des connaissances nécessaires. Dans les collectivités de Terre-Neuve, on peut recruter des personnes ayant du temps, des aptitudes naturelles et de l'expérience pouvant devenir des conseillers valables. Par exemple, les enseignants à la retraite, les anciens travailleurs de la pêche, les bénévoles qui oeuvrent aux Instituts féminins. Les professionnels locaux possèdent les connaissances de base et sont tout à fait au courant de la situation actuelle. Ce qui fournit une base solide pour la définition des habiletés d'aide et leur enseignement à des conseillers potentiels. Le processus de transfert des habiletés fournit également une base pour la création d'un réseau de soutien et pour ceux qui sont aux premières lignes pour répondre à divers besoins sociaux et affectifs.

 

DESCRIPTION DU PROJET

Dans le cadre de ce projet, sur une période de 18 mois, on constituera un groupe de formateurs com-munautaires dans les deux régions sanitaires. Ils seront formés et on leur offrira des consultations et une aide pratique afin qu'ils mettent sur pied et maintiennent un réseau de conseillers dans leur région respective. À l'aide du transfert des habiletés et du mentorat, nous créerons un modèle de per-fectionnement des habiletés hors des circuits officiels et bâtirons des réseaux de soutien pour les gens qui connaissent des problèmes socio-affectifs dans leur collectivité, là où peu de ressources existent.

Le projet sera divisé en trois phases. Au cours des six premiers mois, on établira des contacts avec les coordonnateurs de la santé mentale communautaire et les candidats venant des agences de partenaires de la région auxquels on demandera de consacrer à ce projet une partie de leur temps de travail. On consultera les coordonnateurs ainsi que les dix conseillers qui deviendront des formateurs au sujet de leurs besoins en apprentissage. Nous pourrons ainsi préparer un programme de formation et un manuel de ressources destiné aux formateurs. Pendant deux semaines, les dix formateurs sui-vront des cours à temps plein avec le consultant. Ils retourneront ensuite dans leur région respective et, pendant une période de dix semaines, recruteront les candidats qui souhaitent devenir des con-seillers. Au cours de cette période, on organisera deux téléconférences qui auront pour objet des consultations ou des discussions sur des problèmes survenant dans l'intervalle.

Au cours des six mois suivants, les conseillers et les formateurs s'engageront dans le processus de transfert des habiletés lors de 20 séances hebdomadaires en groupe utilisant les méthodes d'en-seignement adaptées par chaque consultant au cours de la première phase. Tout au long de cette période, le consultant donnera des conseils lors de téléconférences ou de contacts individuels, au besoin, et effectuera deux visites dans chacune des dix régions pour participer à une séance de groupe. Au cours du dernier mois de cette phase, les dix formateurs passeront encore trois jours à temps plein avec le consultant pour évaluer le processus de formation et pour planifier le suivi et le maintien du réseau des conseillers.

Au cours des six derniers mois, les conseillers recevront des personnes dans le besoin qui leur seront recommandées par diverses sources ou qui se présenteront de leur propre gré. Les consultations prendront la forme de réunions mensuelles de soutien organisées par les formateurs. Pendant ce temps, le consultant sera disponible pour résoudre des problèmes et servira de guide. Il effectuera deux visites supplémentaires dans chacune des régions. À la fin de cette période, un évaluateur indépendant fera une évaluation en profondeur de l'efficacité du transfert des habiletés.

PARTICIPATION DE LA POPULATION CIBLE

Le projet visera également à établir des partenariats actifs en santé mentale entre les secteurs offi-ciels et non officiels. La collaboration des agences dans les domaines de la santé, des services soci-aux et de l'éducation devront permettre aux employés choisis de consacrer une portion de leur temps à leur «formation de formateurs», des conseillers recrutés parmi les bénévoles. À la fin du projet, nous pourrons compter sur cinq formateurs et cinquante conseillers actifs dans chaque région participante.

BUTS ET OBJECTIFS DU PROJET

Buts :

  • Créer un modèle de développement de ressources d'aide en dehors des circuits officiels;

  • Consolider un partenariat en santé mentale entre les secteurs officiels et non officiels;

  • Sous la direction d'un professionnel de la santé mentale expérimenté, piloter un programme de formation et un processus d'apprentissage incluant le mentorat, le transfert des habiletés et la consultation. Constituer dans deux régions sanitaires un groupe de professionnels formateurs et créer dans les zones rurales un réseau de conseillers ayant les habiletés nécessaires pour faire des demandes de consultation chez des spécialistes ou pour aider autrement les gens souffrant de problèmes graves sur le plan affectif ou social;

  • mettre sur pied un réseau de soutien, de demande de soins et de consultation pour aider les professionnels et les nouveaux conseillers.

Objectifs :

  • Élaborer et mettre en place un programme de "formation des formateurs", destiné à un groupe choisi de conseillers professionnels des deux régions, leur permettant d'enseigner aux conseillers les habiletés d'aide;

  • Utiliser et enseigner l'utilisation d'un modèle de mentorat utile pour l'enseignement d'habiletés nécessaires pour :
  • reconnaître la colère, la frustration, le désespoir des gens et les aider à les surmonter;
  • aider les gens à exprimer leurs émotions sans les bloquer;
  • aider les gens à dépasser leurs problèmes émotionnels afin qu'ils puissent prendre des décisions éclairées concernant leur existence;
  • subvenir aux besoins en ressources d'aide;
  • s'occuper des "victimes";
  • faire bon usage de ses propres capacités d'aide;
  • Assurer un soutien et des services de consultation au cours de la période de transfert des habiletés et créer un réseau de soutien et de consultation pour aider les conseillers à :
  • surmonter leur propre colère, leur sentiment d'impuissance;
  • créer un environnement où ils se sentent à l'aise pour demander du soutien, s'entraider et réduire le risque d'épuisement.

MÉTHODE DE TRAVAIL

Méthode

Le mentorat est un processus par lequel une personne expérimentée permet à d'autres d'apprendre par l'enseignement direct, la modification des comportements et le soutien au cours de leur formation. Dans ce cas, un conseiller professionnel ayant beaucoup d'expérience dans l'enseignement des habiletés d'aide à des non-professionnels enseignera au groupe de formateurs les modifications des comportements et le transfert des habiletés incluant les combats, les risques et les difficultés et leur fournira un soutien tout au long du processus.

Le conseiller travaillera avec un groupe d'environ dix conseillers (cinq de chacune des régions) qui seront choisis par les coordonnateurs de santé mentale du comité de santé communautaire, selon les aptitudes qu'ils ont démontrées lors du transfert des habiletés. Les problèmes que les conseillers devront résoudre seront repérés lors des discussions de groupe. Ils pourront alors déterminer les habiletés nécessaires pour résoudre ces problèmes et les pratiquer en utilisant une combinaison de jeux de rôles, d'observations, de rétroactions, de modelage, de consultations de cas et de résolution de problèmes, en groupe et individuellement.

Les principales habiletés visées seront:5

  • l'écoute active;
  • le contact avec ses propres émotions;
  • l'acceptation du sentiment de gêne;
  • la résolution de problèmes;
  • le découpage (c.-à-d. le morcellement des problèmes en éléments qui semblent plus faciles à résoudre);
  • la recherche des forces;
  • la reconnaissance des capacités des gens d'établir leurs propres limites de responsabilité et l'art de faire confiance à ces habiletés;
  • la confrontation efficace;
  • la prise en charge de soi.

Le programme de formation traitera également des points suivants :

  • le processus d'évaluation et d'orientation;
  • l'utilisation efficace des diverses ressources disponibles;
  • la reconnaissance de la propension au "sauvetage" et les moyens de l'éviter;
  • la reconnaissance de la "victimisation" et les moyens de l'éviter;
  • l'établissement des contrats d'aide;
  • la façon de ne pas succomber à la pression lorsqu'il s'agit de trouver des solutions à un problème qui semble n'en avoir aucune.

Pendant toute la durée de la formation, nous travaillerons sur la modélisation et l'apprentissage de ces habiletés par les conseillers n'ayant pas tous le même bagage professionnel. Les formateurs communautaires recevront un manuel des ressources, et seront constamment suivis et conseillés tout au long de l'implantation du processus de formation.

Rôles et responsabilités

Le consultant du projet sera chargé de la présentation du projet aux agences partenaires et la prépa-ration du programme "formation du formateur" et du manuel de ressources, selon les besoins d'ap-prentissage repérés. Cette personne est le pivot du processus d'apprentissage et de transfert des compétences.

Les formateurs communautaires seront responsables du recrutement des conseillers, de la mise en place du processus de transfert des habiletés au cours d'une série de 20 séances et de l'animation des séances de suivi des conseillers.

Modèle

Le projet s'adresse à deux régions sanitaires de la province, et devrait pouvoir également servir à une reproduction éventuelle du processus dans d'autres régions de la province et du pays :

PHASE I : FORMATION DES FORMATEURS

1 er mois
Contact avec les coordonnateurs de santé mentale et les agences partenaires (unités de santé mentale, bureaux des services sociaux, programmes de counseling) Sélection des formateurs

2 e et 3 e mois

Préparation du programme de formation et du manuel de ressources

4 e mois

Cours de deux semaines, à temps plein, en vertu du programme "formation du formateur" (20 demi-journées)

Suivi par téléconférence

5 e et 6 e mois

Recrutement et orientation des conseillers
Deux téléconférences et une consultation individuelle, au besoin
Évaluation de la phase I

PHASE II : TRANSFERT DES HABILETÉS

du 7 e au 12 e mois

20 semaines de séances de formation en groupes (formateur et dix conseillers) Une téléconférence par mois pour les formateurs et leur consultant; contact individuel et consultation, selon les besoins

Deux visites du consultant dans chaque région; participation aux séances de consultation de groupe; séances individuelles avec les formateurs

Évaluation de la phase II Séance de planification de trois jours (consultant et formateurs)

PHASE III : MAINTIEN DU RÉSEAU

du 13 e au 18 e mois

Conseillers en action

Séances mensuelles de soutien avec le formateur

Téléconférences mensuelles (consultant et formateurs) et contact individuel, selon les besoins

Deux visites du consultant dans chaque région; évaluation détaillée

 

OCCASIONS DE COLLABORATION

Ce projet fournit l'occasion de créer des partenariats novateurs entre différentes entités du secteur officiel, chargé de répondre aux besoins en santé mentale (unité de santé mentale des centres hospitaliers, conseillers scolaires, services sociaux, etc.) et des personnes de diverses origines des collectivités (Instituts féminins, églises, groupes de prestation de services, associations parents-enseignants, etc.). Des groupes de conseillers en santé mentale qui rassemblent diverses agences sont déjà implantés dans plusieurs régions, Avec l'appui des coordonnateurs régionaux en santé mentale, on pourrait favoriser la participation à ce projet des professionnels locaux et des membres de la collectivité prêts à s'engager dans la promotion de la santé dans leur localité.

DIFFUSION DES RÉSULTATS

Le rapport final et l'évaluation du modèle des transferts des compétences seront envoyés à toutes les agences sanitaires et à leurs comités consultatifs en santé mentale de cinq régions de la province, aux ministères de la Santé et aux divisions de l'ACSM de tout le pays. Le manuel des ressources sera remis aux autorités qui veulent s'investir dans le développement de réseaux en dehors des circuits officiels.

ÉVALUATION

L'évaluation comprendra les éléments suivants :

    1. Programme de formation
    2. Évaluation des formateurs sur le plan du transfert des compétences
    3. Évaluation des conseillers sur le plan du transfert des compétences
    4. Réponse des consommateurs
    5. Réponse de la collectivité
    6. Point de vue des agences partenaires

L'évaluation se fera par des questionnaires et des entrevues individuelles visant les formateurs, à la fin de la phase I, et les formateurs et les conseillers, à la fin de la phase II. Les questionnaires porteront sur le contenu et sur le processus lui-même. On fera également une évaluation orale au cours de la réunion de trois jours, à la fin de la phase II. Au cours des derniers mois de la phase III, on recueillera les renseignements fournis par tous les participants, incluant les consommateurs qui y consentent, les membres de la collectivité, les agences partenaires, au sujet de l'efficacité globale du processus de transfert des compétences et de l'utilisation des ressources de counseling dans les collectivités rurales. L'évaluation sera effectuée par un sous-traitant.

CONSULTANT DU PROJET

Susan McConnell, M.S.W. sera le consultant du projet. Madame McConnell est psychothérapeute et possède de nombreuses années d'expérience en counseling et en enseignement touchant de nombreux problèmes socio-économiques. Elle a également beaucoup d'expérience dans l'enseignement des habiletés d'aide auprès des personnes qui n'ont pas de formation en counseling en bonne et due forme et elle joue souvent un rôle de consultant et de formateur dans le cadre du projet de l'ACSM portant sur l'entraide chez les victimes d'abus sexuels. Le curriculum vitæ de Madame McConnell est joint à la présente.

Le rôle de consultant sera une tâche à temps plein, d'une durée de 20 semaines au total (huit semaines pour la consultation et l'élaboration du programme de formation et du manuel des ressources; deux semaines pour l'implantation du programme de formation; dix semaines en déplacement, incluant cinq visites dans chacune des deux régions, chaque région comprenant cinq secteurs. La consultation de suivi et les téléconférences devraient prendre six heures par semaine en moyenne, pendant les 58 semaines que durera le projet.


5. Ces données sont tirées du modèle décrit dans : Lawrence Shulman, The Skills of Helping, Peacock Publishers, Illinois, 1979.