OUTILS
1.
Exemple de demande de financement
| 2.
Lignes directrices concernant la recherche de subventions
|
3.
Quelques bailleurs de Fonds possibles |
4.
Sites Internet utiles
1. Exemple
de demande de financement
Voici
un exemple d'une demande de financement pour un projet portant
sur les habiletés d'aide («Helping Skills»), mis
au point par Moyra Buchan, directrice exécutive de la division
de Terre-Neuve et du Labrador de l'ACSM.
«HELPING
SKILLS» - RÉSUMÉ DU DOSSIER
- Postulant
Association
canadienne pour la santé mentale, division de Terre-Neuve,
fondée en 1964, incorporée le 11 mai 1984.
Mission
: promouvoir la santé mentale de toutes les personnes par
l'enseignement, la promotion et la défense des droits, la
prestation de services, la recherche et le développement
des collectivités.
- Partenaires
engagés dans le projet
L'ACSM
travaillera en collaboration avec les conseils de santé
communautaire de deux régions, des organismes participant
à la prestation de services de soins de la santé mentale
(unités de santé mentale, infirmières en santé publique,
bureaux des services sociaux, conseillers scolaires) et
des bénévoles de diverses associations communautaires (p.
ex., Instituts féminins, travailleurs déplacés, associations
parents-enseignants, enseignants retraités) qui sont intéressés
à devenir conseillers.
- But
et raison
Établir
des partenariats en santé mentale entre les secteurs officiels
et non officiels; par un processus de mentorat et de transfert
des habiletés professionnelles, accroître les connaissances,
les aptitudes et la participation des membres de la collectivité
leur permettant ainsi d'aider leurs concitoyens et de répondre
aux besoins de leur collectivité.
Le processus
de restructuration des soins de santé à Terre-Neuve survient
à un moment où de nombreux individus, familles et communautés
sont soumis à un stress sans précédent par suite des problèmes
reliés à la crise de la pêche. Les conseils de santé communautaire
n'ont pas de ressources. Les services de soutien existants
sont utilisés au-delà de leur capacité et il y a un urgent
besoin de mettre en place de nouveaux réseaux de soutien.
- Avantages
La "formation
des formateurs" et le processus de transfert des habiletés
permettra aux participants de mieux comprendre les règles
de base qui sous-tendent l'aide et de clarifier les domaines
où une intervention professionnelle est vitale. En mobilisant
et en renforçant des ressources en dehors des circuits officiels,
les soignants professionnels mettront sur pied un nouveau
réseau de ressources et favoriseront une utilisation efficace
des services si peu disponibles. Les soignants transmettront
leurs connaissances et leurs habiletés à leurs concitoyens,
accroîtront le sentiment de responsabilité et la participation
à des programmes de santé. Ils permettront également
à la communauté de mieux repérer ses besoins et d'y
répondre. La collaboration entre les secteurs favorisera
une meilleure compréhension de la part de tous les partenaires
quant au type de changements de rôles nécessaires pour modifier
le système de soins de santé.
- Continuité
Les
réseaux de soutien établis par les professionnels et les
non professionnels locaux pendant la durée du projet deviendront
autosuffisants à terme. De plus, cette continuité sera
assurée par la participation continue des conseillers
et la répétition des programmes de formation pour les
"recrues", si besoin est. Le modèle et le manuel des ressources
permettront à d'autres personnes de reproduire le projet
dans d'autres régions.
L'ORGANISME
COMMANDITAIRE
L'Association
canadienne pour la santé mentale, division de Terre-Neuve,
est un organisme caritatif sans but lucratif établi en 1964,
enregistré sous le no. 0008144-11.
Son mandat
est de promouvoir la santé mentale de tous les Terre-Neuviens
par l'enseignement pub-lic, la promotion et la défense des
droits, la prestation de services, la recherche et le développement
de la collectivité. Cette division possède des bureaux à Gander,
à Trinity-Conception et au Labrador Ouest, qui sont représentés
au conseil d'administration provincial formé de 16 membres.
Les person-nes qui font partie de cette association incluent
des consommateurs, des membres de familles, des prestataires
de services et des membres de la collectivité.
Le bureau
de la division de l'ACSM de St. John's sert de centre de ressources
de santé mentale qui fournit des renseignements et des services
de références à toute la province. Grâce à des projets spéciaux,
l'ACSM poursuit des recherches et des initiatives de développement
et cherche de nou-velles réponses aux besoins de santé mentale.
En cette période où les changements socio-économiques sont
si rapides, la division de cette province cherche de nouveaux
moyens pour aider les gens à gérer le stress de la vie quotidienne,
par ex., chômage, problèmes familiaux et maladies.
Depuis
1990, l'ACSM met sur pied un réseau d'entraide à l'échelle
provinciale, destiné aux consom-mateurs des services de santé
mentale, et un réseau de soutien pour les membres des familles
et les soignants. Elle a commandité des initiatives d'entraide
dans d'autres domaines comme la dépendance au jeu et l'abus
sexuel. Elle a mené à terme une évaluation des besoins de
la collectivité, qui a permis de rassembler des renseignements
sur les effets de la crise de la pêche sur les habitants des
régions rurales et elle a publié un répertoire des services
de counseling et un répertoire des groupes d'entraide pour
la région de St. John's.
La présente
proposition est directement reliée aux données recueillies
lors des activités mentionnées ci-dessus. Le projet «Needs
Assessment for Community Self-Help» de l'ACSM (1994)
est un projet antérieur, appuyé par le Health Promotion Contribution
Program, qui a permis de repérer les tensions et les
anxiétés causées par le moratoire sur la pêche à la morue,
le stress entraîné par des problèmes financiers et des pertes
d'emploi, ainsi que les conflits minant les collectivités
du fait du montant forfaitaire octroyé à certains
et pas à d'autres. Nous avons écouté les témoignages
des membres de la communauté, professionnels et non
professionnels, sur le besoin de former des réseaux de soutien
sociaux et des sources d'aide (voir l'annexe A). Nous avons
démontré l'absence de services de counseling abordables grâce
aux répertoires que nous avons pu compiler et aux quelque
3 000 demandes reçues au cours de l'année dernière. À mesure
que la restructuration des services de soins de la santé progresse,
le besoin de solutions de rechange devient de plus en plus
aigu.
La division
de Terre-Neuve de l'ACSM est bien placée pour subventionner
des solutions novatrices à ces problèmes. Elle possède une
expérience substantielle en développement de réseaux informels
et de la responsabilisation des individus les rendant ainsi
capables de prendre en charge leur propre santé par l'autogestion
des soins, l'entraide et la protection des droits. Le projet
proposé constitue un prolongement des initiatives précédentes,
car il a pour but de mobiliser les ressources non officielles
et de faciliter l'apprentissage des habiletés au sein des
collectivités pour répondre aux problèmes affectifs et sociaux
des citoyens.
La Division
connaît bien les principes de développement de la collectivité
nécessaires au déroulement du processus de mentorat et de
transfert des habiletés. De plus, elle est reconnue pour son
travail dans la création de services d'entraide. Elle sera
un facilitateur crédible, lors de la collaboration entre les
secteurs officiels et non officiels.
En raison
de ses ressources limitées et de la grande variété de problèmes
dont elle doit se préoccu-per, la division de Terre-Neuve
compte sur la collaboration à tous les niveaux. Elle possède
un réseau de partenariat avec d'autres organismes et agences
officiels et non officiels, permettant ainsi de max-imiser
les ressources et d'éviter la duplication du travail (p. ex.
Coalition des partenaires en santé mentale, Coalition de l'ACSM
pour les familles, Réseau de santé destiné aux femmes). De
par sa vaste expérience, l'ACSM a su intégrer les concepts
clés gouvernant la restructuration des services de soins de
santé.
PROBLÈMES
À RÉSOUDRE
La restructuration
des services de soins de santé prend place dans le contexte
des besoins parti-culiers de Terre-Neuve et du Labrador. La
remise de la promotion de la santé aux mains des collecti-vités
survient au moment où nous connaissons de graves problèmes
résultant du moratoire sur la pêche à la morue et de la réduction
des paiements de transfert. Ces problèmes sont ressentis à
tous les niveaux : individuel, familial, communautaire, régional
et provincial.
Les comités
de santé communautaire responsables de la promotion de la
santé manquent totalement de ressources. Dans le domaine de
la santé mentale, les coordonnateurs récemment nommés dans
les trois régions, signalent des cas de détresse sur le plan
social et affectif dans certaines collectivités et ils n'ont
aucun moyen de les aider. Il y a un manque flagrant de services
de counseling abordables dans cette province et ces services
sont pratiquement inexistants dans les régions rurales. Le
prêtre, le médecin de famille et l'infirmière en santé publique
sont des ressources locales surutilisées. Les gens peuvent
attendre jusqu'à un an avant de pouvoir consulter un psychiatre
ou un autre professionnel spécialisé en santé mentale.
Il y a
un besoin urgent de développer les capacités des collectivités
afin qu'elles puissent répondre à leurs besoins immédiats
et reconnaître ainsi les problèmes généraux qui doivent être
résolus. Si les gens ont la capacité de soulager leur détresse
immédiate, on peut mobiliser l'énergie pour répondre à des
questions plus larges concernant la défense des citoyens.
Par le
passé, les collectivités isolées de Terre-Neuve ont su résoudre
par elles-mêmes leurs propres problèmes humains et assurer
leur propre survie. De nombreux individus possèdent des aptitudes
naturelles d'aide, facilement reconnues par ceux qui se tournent
vers eux. Cependant, au cours des dernières décennies, de
telles capacités ont été définies et enseignées par
des professionnels, spécialisés en travail social, en psychologie
et en soins infirmiers. Les psychothérapeutes et les conseillers
les ont affinées et perfectionnées. Cette "professionnalisation"
de l'aide et cette confiance exagérée qu'on accorde aux experts
ont minimisé le rôle joué par les ressources non officielles.
Le counseling professionnel basé sur un mythe a engendré
chez de nombreuses personnes une perte de confiance en leur
propre capacité d'aide. Comme résultat, les gens éprouvent
une grande anxiété face aux changements dans la structure
de services et à la réduction de l'accès aux services dans
les établissements.
Tout comme
à un niveau plus élevé, les établissements rejettent sur les
collectivités la responsabilité de maintenir la santé, à un
niveau plus bas. Les individus auront à assumer certaines
responsabilités sur le plan des connaissances et de la prise
en charge de leurs problèmes de santé, lesquelles avaient
été auparavant assurées par les professionnels et les experts.
Par conséquent, ce projet vise à créer et à former, par un
programme de mentorat, des réseaux d'entraide et de soutien
au sein de la collectivité.
RAISON D'ÊTRE
Les collectivités
rurales font face à des défis sans précédent en termes de
gestion des problèmes affectifs et sociaux dont les gens souffrent
suite à des problèmes reliés au moratoire sur la pêche
et du stress en découlant sur le plan économique, social et
moral.
Les ressources
d'aide existantes sont limitées et surchargées. Les conseillers
en emploi du LSPA, les infirmières en santé publique, les
travailleurs sociaux, les conseillers scolaires, se sentent
débordés par la diversité et la gravité des problèmes personnels
et familiaux que les gens leur signalent. Ils ont donc besoin
de ressources humaines additionnelles et d'un réseau de soutien.
On peut
mettre sur pied un counseling de soutien efficace par l'enseignement
des habiletés et des connaissances nécessaires. Dans les collectivités
de Terre-Neuve, on peut recruter des personnes ayant du temps,
des aptitudes naturelles et de l'expérience pouvant devenir
des conseillers valables. Par exemple, les enseignants à la
retraite, les anciens travailleurs de la pêche, les bénévoles
qui oeuvrent aux Instituts féminins. Les professionnels locaux
possèdent les connaissances de base et sont tout à fait au
courant de la situation actuelle. Ce qui fournit une base
solide pour la définition des habiletés d'aide et leur enseignement
à des conseillers potentiels. Le processus de transfert des
habiletés fournit également une base pour la création d'un
réseau de soutien et pour ceux qui sont aux premières lignes
pour répondre à divers besoins sociaux et affectifs.
DESCRIPTION
DU PROJET
Dans le
cadre de ce projet, sur une période de 18 mois, on constituera
un groupe de formateurs com-munautaires dans les deux régions
sanitaires. Ils seront formés et on leur offrira des consultations
et une aide pratique afin qu'ils mettent sur pied et maintiennent
un réseau de conseillers dans leur région respective. À l'aide
du transfert des habiletés et du mentorat, nous créerons un
modèle de per-fectionnement des habiletés hors des circuits
officiels et bâtirons des réseaux de soutien pour les gens
qui connaissent des problèmes socio-affectifs dans leur collectivité,
là où peu de ressources existent.
Le projet
sera divisé en trois phases. Au cours des six premiers mois,
on établira des contacts avec les coordonnateurs de la santé
mentale communautaire et les candidats venant des agences
de partenaires de la région auxquels on demandera de consacrer
à ce projet une partie de leur temps de travail. On consultera
les coordonnateurs ainsi que les dix conseillers qui deviendront
des formateurs au sujet de leurs besoins en apprentissage.
Nous pourrons ainsi préparer un programme de formation et
un manuel de ressources destiné aux formateurs. Pendant deux
semaines, les dix formateurs sui-vront des cours à temps plein
avec le consultant. Ils retourneront ensuite dans leur région
respective et, pendant une période de dix semaines, recruteront
les candidats qui souhaitent devenir des con-seillers. Au
cours de cette période, on organisera deux téléconférences
qui auront pour objet des consultations ou des discussions
sur des problèmes survenant dans l'intervalle.
Au cours
des six mois suivants, les conseillers et les formateurs s'engageront
dans le processus de transfert des habiletés lors de 20 séances
hebdomadaires en groupe utilisant les méthodes d'en-seignement
adaptées par chaque consultant au cours de la première phase.
Tout au long de cette période, le consultant donnera des conseils
lors de téléconférences ou de contacts individuels, au besoin,
et effectuera deux visites dans chacune des dix régions pour
participer à une séance de groupe. Au cours du dernier mois
de cette phase, les dix formateurs passeront encore trois
jours à temps plein avec le consultant pour évaluer le processus
de formation et pour planifier le suivi et le maintien du
réseau des conseillers.
Au cours
des six derniers mois, les conseillers recevront des personnes
dans le besoin qui leur seront recommandées par diverses sources
ou qui se présenteront de leur propre gré. Les consultations
prendront la forme de réunions mensuelles de soutien organisées
par les formateurs. Pendant ce temps, le consultant sera disponible
pour résoudre des problèmes et servira de guide. Il effectuera
deux visites supplémentaires dans chacune des régions. À la
fin de cette période, un évaluateur indépendant fera une évaluation
en profondeur de l'efficacité du transfert des habiletés.
PARTICIPATION
DE LA POPULATION CIBLE
Le projet
visera également à établir des partenariats actifs en santé
mentale entre les secteurs offi-ciels et non officiels. La
collaboration des agences dans les domaines de la santé, des
services soci-aux et de l'éducation devront permettre aux
employés choisis de consacrer une portion de leur temps à
leur «formation de formateurs», des conseillers
recrutés parmi les bénévoles. À la fin du projet, nous pourrons
compter sur cinq formateurs et cinquante conseillers actifs
dans chaque région participante.
BUTS ET OBJECTIFS
DU PROJET
Buts
:
- Créer
un modèle de développement de ressources d'aide en dehors
des circuits officiels;
- Consolider
un partenariat en santé mentale entre les secteurs officiels
et non officiels;
- Sous
la direction d'un professionnel de la santé mentale expérimenté,
piloter un programme de formation et un processus d'apprentissage
incluant le mentorat, le transfert des habiletés et la consultation.
Constituer dans deux régions sanitaires un groupe de professionnels
formateurs et créer dans les zones rurales un réseau de
conseillers ayant les habiletés nécessaires pour faire des
demandes de consultation chez des spécialistes ou pour aider
autrement les gens souffrant de problèmes graves sur le
plan affectif ou social;
- mettre
sur pied un réseau de soutien, de demande de soins et de
consultation pour aider les professionnels et les nouveaux
conseillers.
Objectifs
:
- Élaborer
et mettre en place un programme de "formation des formateurs",
destiné à un groupe choisi de conseillers professionnels
des deux régions, leur permettant d'enseigner aux conseillers
les habiletés d'aide;
- Utiliser
et enseigner l'utilisation d'un modèle de mentorat utile
pour l'enseignement d'habiletés nécessaires pour :
- reconnaître
la colère, la frustration, le désespoir des gens et les
aider à les surmonter;
- aider
les gens à exprimer leurs émotions sans les bloquer;
- aider
les gens à dépasser leurs problèmes émotionnels afin qu'ils
puissent prendre des décisions éclairées concernant leur
existence;
- subvenir
aux besoins en ressources d'aide;
- s'occuper
des "victimes";
- faire
bon usage de ses propres capacités d'aide;
- Assurer
un soutien et des services de consultation au cours de la
période de transfert des habiletés et créer un réseau
de soutien et de consultation pour aider les conseillers
à :
- surmonter
leur propre colère, leur sentiment d'impuissance;
- créer
un environnement où ils se sentent à l'aise pour demander
du soutien, s'entraider et réduire le risque d'épuisement.
MÉTHODE DE
TRAVAIL
Méthode
Le mentorat
est un processus par lequel une personne expérimentée permet
à d'autres d'apprendre par l'enseignement direct, la modification
des comportements et le soutien au cours de leur formation.
Dans ce cas, un conseiller professionnel ayant beaucoup d'expérience
dans l'enseignement des habiletés d'aide à des non-professionnels
enseignera au groupe de formateurs les modifications des comportements
et le transfert des habiletés incluant les combats, les risques
et les difficultés et leur fournira un soutien tout au long
du processus.
Le conseiller
travaillera avec un groupe d'environ dix conseillers (cinq
de chacune des régions) qui seront choisis par les coordonnateurs
de santé mentale du comité de santé communautaire, selon les
aptitudes qu'ils ont démontrées lors du transfert des habiletés.
Les problèmes que les conseillers devront résoudre seront
repérés lors des discussions de groupe. Ils pourront alors
déterminer les habiletés nécessaires pour résoudre ces problèmes
et les pratiquer en utilisant une combinaison de jeux de rôles,
d'observations, de rétroactions, de modelage, de consultations
de cas et de résolution de problèmes, en groupe et individuellement.
Les
principales habiletés visées seront:5
- l'écoute
active;
- le
contact avec ses propres émotions;
- l'acceptation
du sentiment de gêne;
- la
résolution de problèmes;
- le
découpage (c.-à-d. le morcellement des problèmes en éléments
qui semblent plus faciles à résoudre);
- la
recherche des forces;
- la
reconnaissance des capacités des gens d'établir leurs
propres limites de responsabilité et l'art de faire confiance
à ces habiletés;
- la
confrontation efficace;
-
la prise en charge de soi.
Le
programme de formation traitera également des points suivants
:
- le
processus d'évaluation et d'orientation;
- l'utilisation
efficace des diverses ressources disponibles;
- la
reconnaissance de la propension au "sauvetage" et les
moyens de l'éviter;
- la
reconnaissance de la "victimisation" et les moyens de
l'éviter;
- l'établissement
des contrats d'aide;
- la
façon de ne pas succomber à la pression lorsqu'il s'agit
de trouver des solutions à un problème qui semble n'en
avoir aucune.
Pendant
toute la durée de la formation, nous travaillerons sur la
modélisation et l'apprentissage de ces habiletés par les conseillers
n'ayant pas tous le même bagage professionnel. Les formateurs
communautaires recevront un manuel des ressources, et seront
constamment suivis et conseillés tout au long de l'implantation
du processus de formation.
Rôles
et responsabilités
Le consultant
du projet sera chargé de la présentation du projet aux agences
partenaires et la prépa-ration du programme "formation du
formateur" et du manuel de ressources, selon les besoins d'ap-prentissage
repérés. Cette personne est le pivot du processus d'apprentissage
et de transfert des compétences.
Les formateurs
communautaires seront responsables du recrutement des conseillers,
de la mise en place du processus de transfert des habiletés
au cours d'une série de 20 séances et de l'animation des séances
de suivi des conseillers.
Modèle
Le projet
s'adresse à deux régions sanitaires de la province, et devrait
pouvoir également servir à une reproduction éventuelle du
processus dans d'autres régions de la province et du pays
:
PHASE
I : FORMATION DES FORMATEURS
1 er mois
Contact avec les coordonnateurs de santé mentale
et les agences partenaires (unités de santé mentale, bureaux
des services sociaux, programmes de counseling) Sélection
des formateurs
2
e et 3 e mois
Préparation
du programme de formation et du manuel de ressources
4 e
mois
Cours
de deux semaines, à temps plein, en vertu du programme "formation
du formateur" (20
demi-journées)
Suivi
par téléconférence
5 e
et 6 e mois
Recrutement
et orientation des conseillers
Deux téléconférences et une consultation individuelle, au
besoin
Évaluation de la phase I
PHASE
II : TRANSFERT DES HABILETÉS
du
7 e au 12 e mois
20 semaines
de séances de formation en groupes (formateur et dix conseillers)
Une téléconférence par mois pour les formateurs et leur
consultant; contact individuel et consultation, selon les
besoins
Deux
visites du consultant dans chaque région; participation
aux séances de consultation de groupe; séances individuelles
avec les formateurs
Évaluation
de la phase II Séance de planification de trois jours (consultant
et formateurs)
PHASE
III : MAINTIEN DU RÉSEAU
du 13 e au 18 e mois
Conseillers
en action
Séances
mensuelles de soutien avec le formateur
Téléconférences
mensuelles (consultant et formateurs) et contact individuel,
selon les besoins
Deux
visites du consultant dans chaque région; évaluation détaillée
OCCASIONS DE COLLABORATION
Ce projet
fournit l'occasion de créer des partenariats novateurs entre
différentes entités du secteur officiel, chargé de répondre
aux besoins en santé mentale (unité de santé mentale des centres
hospitaliers, conseillers scolaires, services sociaux, etc.)
et des personnes de diverses origines des collectivités (Instituts
féminins, églises, groupes de prestation de services, associations
parents-enseignants, etc.). Des groupes de conseillers en
santé mentale qui rassemblent diverses agences sont déjà implantés
dans plusieurs régions, Avec l'appui des coordonnateurs régionaux
en santé mentale, on pourrait favoriser la participation à
ce projet des professionnels locaux et des membres de la collectivité
prêts à s'engager dans la promotion de la santé dans leur
localité.
DIFFUSION DES RÉSULTATS
Le rapport final et l'évaluation du modèle des transferts des compétences seront envoyés à toutes les
agences sanitaires et à leurs comités consultatifs en santé mentale de cinq régions de la province, aux
ministères de la Santé et aux divisions de l'ACSM de tout le pays. Le manuel des ressources sera remis
aux autorités qui veulent s'investir dans le développement de réseaux en dehors des circuits officiels.
ÉVALUATION
L'évaluation comprendra les éléments suivants :
- Programme
de formation
- Évaluation
des formateurs sur le plan du transfert des compétences
- Évaluation
des conseillers sur le plan du transfert des compétences
- Réponse
des consommateurs
- Réponse
de la collectivité
- Point de vue des agences partenaires
L'évaluation
se fera par des questionnaires et des entrevues individuelles
visant les formateurs, à la fin de la phase I, et les formateurs
et les conseillers, à la fin de la phase II. Les questionnaires
porteront sur le contenu et sur le processus lui-même. On
fera également une évaluation orale au cours de la réunion
de trois jours, à la fin de la phase II. Au cours des derniers
mois de la phase III, on recueillera les renseignements fournis
par tous les participants, incluant les consommateurs qui
y consentent, les membres de la collectivité, les agences
partenaires, au sujet de l'efficacité globale du processus
de transfert des compétences et de l'utilisation des ressources
de counseling dans les collectivités rurales. L'évaluation
sera effectuée par un sous-traitant.
CONSULTANT DU PROJET
Susan McConnell, M.S.W. sera le consultant du projet. Madame McConnell est psychothérapeute et
possède de nombreuses années d'expérience en counseling et en enseignement touchant de nombreux
problèmes socio-économiques. Elle a également beaucoup d'expérience dans l'enseignement des
habiletés d'aide auprès des personnes qui n'ont pas de formation en counseling en bonne et due forme
et elle joue souvent un rôle de consultant et de formateur dans le cadre du projet de l'ACSM portant sur
l'entraide chez les victimes d'abus sexuels. Le curriculum vitæ de Madame McConnell est joint à la
présente.
Le rôle
de consultant sera une tâche à temps plein, d'une durée de
20 semaines au total (huit semaines pour la consultation et
l'élaboration du programme de formation et du manuel des ressources;
deux semaines pour l'implantation du programme de formation;
dix semaines en déplacement, incluant cinq visites dans chacune
des deux régions, chaque région comprenant cinq secteurs.
La consultation de suivi et les téléconférences devraient
prendre six heures par semaine en moyenne, pendant les 58
semaines que durera le projet.
5.
Ces données
sont tirées du modèle décrit dans : Lawrence
Shulman, The Skills of Helping, Peacock Publishers, Illinois,
1979.
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