Soins de santé primaires
Le Canada est le seul pays industrialisé qui ne s’est pas doté d’une stratégie ou d’un plan national de santé mentale. Par conséquent, au Canada, les gens souffrent d’incapacité et de mortalité évitables par suite de maladie mentale, de toxicomanies et de mauvaise santé mentale, et les coûts du système sont en hausse constante. Une personne sur cinq, au Canada, souffre de maladie mentale et dépend du soutien de sa famille, de la collectivité, de l’économie et d’un système de service social à bout de souffle. Ce document explique pourquoi une stratégie nationale de santé mentale est nécessaire au plus tôt.
Selon une nouvelle étude publiée par l`Institut canadien d`information sur la santé (ICIS), plus de deux Canadiens âgés sur cinq (44 %) vivant dans un établissement de soins en hébergement ont reçu un diagnostic de dépression ou présentent des symptômes de cette maladie.
L’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) assure le suivi des dépenses de santé par chaque source de financement dans la base de données sur les dépenses nationales de santé (BDDNS). Cette dernière renferme une série de macro statistiques sur les dépenses de santé par province et territoire, qui remontent à 1960. En 1995, l’Institut canadien d’information sur la santé était chargé des comptes nationaux en matière de santé, y compris de la Base de données sur les dépenses nationales de santé. Le rapport Tendances des dépenses nationales de santé (1975 à 2005), neuvième publication annuelle sur les tendances des dépenses de santé de l’ICIS, présente des renseignements approfondis et mis à jour sur les dépenses de santé au Canada.
L’Association canadienne pour la santé mentale croit que les personnes qui peuvent avoir besoin de soins de santé mentale méritent de pouvoir faire des choix éclairés quant aux meilleurs soins possibles. Cela comprend le choix de refuser un traitement. Les groupes d’entraide et le soutien personnel informel peuvent compléter ou remplacer l’ensemble des traitements psychosociaux et médicaux formels, selon les souhaits de la personne. On ne peut supposer que le traitement médical est la seule ou la meilleure option dont les gens disposent.
Dans bien des cas, les personnes qui ont de graves problèmes de santé mentale doivent lutter pour subsister. Les perspectives d’emploi sont limitées; la pauvreté et le manque de logis sont choses courantes. Les consommateurs réguliers des services de santé mentale risquent de se détacher de la trame complexe des relations qui constituent la collectivité. Les fournisseurs de services professionnels ne peuvent pas répondre seuls aux besoins d’emploi, de revenu adéquat et de relations réciproques.

