L’invalidité
S’appuyant sur les résultats d’une étude nationale effectuée par l’ACSM, Favoriser la santé mentale des personnes âgées grâce aux soins et services à domicile : Guide d’élaboration des politiques offre aux planificateurs et aux responsables de l’élaboration des politiques un cadre pour mieux comprendre les besoins en santé mentale des personnes âgées. L’étude a démontré que les soins et services à domicile pouvaient jouer un plus grand rôle dans le soutien de la santé mentale, tant sur le plan de la nature des services offerts que celui de leur prestation.
Le Canada est le seul pays industrialisé qui ne s’est pas doté d’une stratégie ou d’un plan national de santé mentale. Par conséquent, au Canada, les gens souffrent d’incapacité et de mortalité évitables par suite de maladie mentale, de toxicomanies et de mauvaise santé mentale, et les coûts du système sont en hausse constante. Une personne sur cinq, au Canada, souffre de maladie mentale et dépend du soutien de sa famille, de la collectivité, de l’économie et d’un système de service social à bout de souffle. Ce document explique pourquoi une stratégie nationale de santé mentale est nécessaire au plus tôt.
Un problème de santé de la portée et de l’importance des maladies mentales nécessite un système de surveillance complète pour suivre les progrès vers la réalisation des objectifs des politiques et des programmes. Un atelier tenu en septembre 1999, organisé conjointement par Santé Canada et la CAMIMH, a permis d’établir un cadre d’indicateurs complet pour la créatoin d’un système de surveillance des maladies mentales et de la santé mentale. Le présent rapport répond aux recommandations de l’atelier de regrouper les données existantes afin d’entamer le processus de description de l’état des maladies mentales au Canada.
Avoir un chez-soi, c’est le point de départ qui nous permet de vivre comme nous l’entendons en toute sécurité. Nous devons pouvoir choisir l’endroit ou nous vivons, les gens avec lesquels nous entretenons des rapports et la façon de nous comporter à la maison. Nous devrions pouvoir réfléchir et nous détendre en paix dans l’intimité de notre foyer. Nous devrions pouvoir le décorer et l’entretenir comme bon nous semble. L’endroit ou nous vivons est le contre de notre vie sociale. On peut soutenir que ces énoncés constituent des conditions préalables à la santé mentale et au bien-être de toute personne. Les programmes de logement devraient nécessairement en tenir compte et ces droits ne devraient pas être considérés comme des privilèges accordés à certaines personnes. La sécurité, la liberté de choix, l’autonomie, l’autosuffisance au point de vue financier, le droit à une vie privée et le pouvoir sont tous des éléments qui font partie intégrante du processus de rétablissement. Nul ne devrait être privé de ces droits, à moins que ceci représente un très grand danger pour cette personne ou son entourage.
Il est temps que le dossier des personnes atteintes d’une maladie mentale grave soit inscrit au programme du soutien du revenu du gouvernement fédéral. Il va sans dire que certains problèmes touchent l’ensemble des personnes handicapées, mais les personnes atteintes d’une maladie mentale grave doivent surmonter des obstacles particuliers. Nous espérons que notre rapport permettra de mieux comprendre les rouages des programmes fédéraux de sécurité du revenu et de trouver des façons de les améliorer dans le but de garantir aux personnes atteintes d’une maladie mentale grave un revenu suffisant et une qualité de vie décente. Les recommandations de principe que nous formulons doivent servir d’outils pour la défense des intérêts de ce groupe de personnes et peut-être à étendre la collaboration à d’autres groupes de personnes handicapées du pays.
Dans le cadre de cette consultation pré-budgétaire, le Comité permanent des finances doit démontrer comment l’amélioration de la tenue de la productivité contribue à la croissance économique de la nation. L’Association canadienne pour la santé mentale aimerait demander au Comité d’aller au-delà du modèle de gestion ou du modèle économique des petites, moyennes et grandes entreprises afin d’examiner si le Canada met à profit le potentiel existant de tous ses citoyens.
Cette dernière année, le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a reçu plus de 2000 mémoires venant de tous les coins du Canada au sujet de la santé mentale, de la maladie mentale et de la toxicomanie. Des centaines de Canadiens avaient à raconter des histoires déchirantes qui ont éclairé le Comité sur la situation réelle du « système » canadien de santé mentale, de maladie mentale et de toxicomanie. Les membres du Comité en sont venus à reconnaître une réalité: de profonds changements sont essentiels pour que les personnes ayant une maladie mentale reçoivent l’aide dont elles ont besoin et à laquelle elles ont droit. Nous espérons que les lecteurs du présent rapport parviendront à la même conclusion.

