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La violence et la maladie mentale

En tant que groupe, les personnes qui ont des problèmes de santé mentale ne sont pas plus violentes que les autres groupes de notre société. La majorité des crimes ne sont pas commis par des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Par ailleurs, de nombreuses études ont prouvé qu’il y a très peu de liens entre la plupart de ces maladies et la violence. Le vrai problème, c’est que les personnes souffrant d’une maladie mentale sont de deux fois et demie à quatre fois plus susceptibles d’être victimes de violence que les autres groupes de notre société.

Les personnes qui ont une maladie mentale sont-elles plus violentes que le reste de la population?

Si vous n’écoutez que les médias, vous répondrez certainement : « Oui ».

Cependant, la plupart d’entre nous savent que les médias ne constituent pas la source d’information la plus fiable. En fait, les médias ont tendance à déformer les faits, à choisir des histoires et des statistiques qui enjolivent la vérité afin de populariser leur média. Alors, quelle est la vérité?

Les faits

Les recherches sur cette question révèlent plusieurs faits importants que nous désirons vous communiquer.

1. La maladie mentale et la violence

En tant que groupe, les personnes qui ont des problèmes de santé mentale ne sont pas plus violentes que les autres groupes de notre société. La majorité des crimes ne sont pas commis par des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Par ailleurs, de nombreuses études ont prouvé qu’il y a très peu de liens entre la plupart de ces maladies et la violence. Le vrai problème, c’est que les personnes souffrant d’une maladie mentale sont de deux fois et demie à quatre fois plus susceptibles d’être victimes de violence que les autres groupes de notre société.

2. Les effets qu’exerce un petit groupe

Un petit groupe de personnes atteintes de maladie mentale (les personnes présentant des symptômes graves et non traités de schizophrénie avec psychose, dépression majeure ou trouble bipolaire) peuvent présenter un taux accru de violence. Dans ce groupe, les personnes souffrant de symptômes psychotiques qui les amènent à se sentir menacés ou manipulés par des forces extérieures ont davantage tendance à manifester un comportement violent.

Malgré cela, grâce à une évaluation précoce et à un traitement approprié, les personnes atteintes de maladies graves ne sont pas plus dangereuses que la population générale. Les programmes communautaires de traitement se sont également révélés utiles dans la gestion des comportements qui mènent à la criminalité.

Nous tenons à souligner que le nombre réel de personnes qui appartiennent à ce groupe est extrêmement faible, particulièrement lorsqu’on le compare au nombre total de personnes qui sont aux prises avec une maladie mentale.

3. Déformation de la vérité

Malheureusement, les médias dirigent les projecteurs sur ce petit groupe et décrivent injustement toutes les personnes ayant une maladie mentale comme étant des criminels potentiellement violents. Il ne fait aucun doute que les résultats d’actes de violence peuvent être tragiques, mais les médias ont tendance à exploiter le drame et laisser de côté le contexte.

4. Facteurs de risque

À part le groupe des personnes gravement malades, de nombreuses études ont indiqué que la maladie mentale ne suffit pas pour porter une personne à la violence. Au lieu de cela, c’est l’influence de « covariantes » (facteurs qui sont présents en plus de la maladie mentale) qui augmente le risque de comportement violent. En fait, la présence de covariantes est un solide indicateur de violence chez toute personne, qu’elle soit atteinte d’une maladie mentale ou non.

Examinons certaines de ces covariantes :

  • Les antécédents de violence : parmi les meilleurs indicateurs prévisionnels du comportement violent, il y a les antécédents de violence, que cette violence ait été vécue à titre d’observateur, de victime ou d’auteur.
  • Problèmes de toxicomanie : qu’il s’agisse de drogues ou d’alcool, l’utilisation de l’une de ces substances semble augmenter de sept fois la probabilité de violence. En fait, certaines études indiquent que les problèmes de consommation d’alcool et de drogues augmentent le risque de violence chez toute personne, beaucoup plus que les effets d’un trouble mental grave.
  • L’environnement socio-économique : il n’est guère surprenant que l’itinérance, le manque de soutien social, la pauvreté et le logement inadéquat contribuent également au comportement violent.
  • Sexe et jeunesse : le fait d’être un jeune homme adulte peut aussi s’ajouter aux facteurs de risque associés à la violence.

Rappelez-vous:

une personne présentant des covariantes, mais ne souffrant pas de maladie mentale, est beaucoup plus susceptible de commettre des actes de violence qu’une personne ayant des problèmes de santé mentale et ne présentant aucune des covariantes.

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