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La maladie mentale

À quoi pensez-vous lorsque vous entendez dire qu’une personne est atteinte de maladie mentale? Comme bien des gens, peut-être ressentezvous de l’inquiétude, de la peur, de la confusion ou peut-être même de l’aversion. Cette brochure vise à dissiper certaines idées fausses entourant la maladie mentale et à vous exposer les faits.

Qu’est-ce que la maladie mentale?

À quoi pensez-vous lorsque vous entendez dire qu’une personne est atteinte de maladie mentale? Comme bien des gens, peut-être ressentezvous de l’inquiétude, de la peur, de la confusion ou peut-être même de l’aversion. Cette brochure vise à dissiper certaines idées fausses entourant la maladie mentale et à vous exposer les faits.

Les problèmes de santé mentale touchent des Canadiens des deux sexes, de tous âges, quels que soient leur culture, leur scolarité ou leur niveau de revenu. Les répercussions économiques et sociales de la maladie mentale touchent tout le monde dans notre pays, n’épargnant personne.

Nous avons tous des périodes de vie difficiles où nous sommes bouleversés par nos pensées ou nos émotions; malgré tout, nous arrivons à poursuivre nos activités quotidiennes. Cependant, chez certaines personnes, des émotions intenses et incessantes et des schémas de pensée de nature chaotique et persistante créent des entraves considérables dans leur vie. Sans un traitement pour les aider à rétablir leur assise émotionnelle, elles continuent de se sentir submergées.

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) décrit la maladie mentale comme suit: Les maladies mentales sont caractérisées par des altérations de la pensée, de l’humeur ou du comportement (ou une combinaison des trois), et par un dysfonctionnement persistant sur une longue période. Les symptômes varient de légers à graves, selon le type de maladie mentale, la personne, la famille et l’environnement socio-économique.

Une maladie de l’esprit est comme une maladie du corps. Personne ne choisit la maladie et, moyennant une bonne évaluation ainsi qu’un traitement et un soutien adéquats, la guérison est possible. Il est temps de cesser de traiter les maladies de l’esprit différemment des maladies du corps. Il est temps de commencer à traiter les gens.

La maladie mentale touche tout le monde

Des études indiquent qu’au cours d’une année donnée, un Canadien sur cinq âgé de moins de 65 ans aura un problème de santé mentale. On estime que chaque Canadien sera touché indirectement par la maladie, parce qu’un ami, un membre de sa famille ou un collègue souffre d’un problème de santé mentale.

Bien des maladies se développent d’abord à l’adolescence ou chez les jeunes adultes, touchant ainsi les gens dans une période de leur vie où ils posent les bases de relations importantes, de leur confiance en soi et de leur parcours éducatif ou professionnel. Cette situation peut avoir un effet dévastateur sur les jeunes personnes et leur famille, si le problème n’est pas décelé, ni traité.

Qu’est-ce qui cause la maladie mentale?

Des recherches en cours indiquent que des éléments de génétique, de biologie, de physique et du milieu social, combinés de manière complexe, seraient les principaux facteurs contribuant au déclenchement de la maladie mentale. Il n’existe pas de réponse précise, mais on peut dire que le cerveau et le corps interagissent de manière à produire les symptômes. De plus, le mode de vie, le milieu familial, le statut économique, l’abus d’alcool ou d’autres drogues, le niveau de stress et les traumatismes peuvent jouer un rôle dans le déclenchement des symptômes ou dans une rechute.

La guérison est-elle possible?

Les maladies mentales sont des maux chroniques; autrement dit, elles durent toute la vie. Ce qui NE VEUT PAS dire que les symptômes sont toujours actifs. Avec un traitement et du soutien, les symptômes de la maladie mentale peuvent être traités et la maladie peut entrer en rémission.

Comment traite-t-on la maladie mentale?

Une évaluation appropriée de l’état de la personne constitue une première étape importante. En général, une fois le diagnostic établi, une équipe de professionnels de la santé mentale fournira une combinaison de traitements par une médication, une relation thérapeutique, du soutien et de la formation. La famille fait souvent partie de l’équipe, en raison de son besoin de donner et de recevoir du soutien.

Le soutien de la collectivité est particulièrement important pour les personnes atteintes de problèmes de santé mentale, car c’est le milieu où elles vivent, travaillent et se divertissent. La réintégration à leur vie passée et la reprise de leurs activités sont des facteurs déterminants de leur rétablissement complet. Les organismes communautaires de santé mentale sont des outils essentiels pour permettre aux personnes d’atteindre ces objectifs.

Types de maladies mentales

Troubles anxieux

Ces troubles touchent 12 pour cent des Canadiens; cette catégorie comprend les:

  • Troubles anxieux généralisés – caractérisés par une inquiétude excessive, non maîtrisable et persistante
  • Phobies et troubles paniques – la personne ressent des peurs accablantes
  • Comportements obsessifs compulsifs– pensées persistantes, injustifiées, donnant lieu à certains schémascomportementaux
  • Stress post-traumatiques– altération persistante du comportement et divers symptômes apparaissant à la suite d’unévénement percutant ayant suscité une peur et un sentiment d’horreur intenses

Les troubles anxieux sont souvent mal compris. La famille et les amis peuvent imputer le comportement des personnes qui leur sont chères à un manque de discipline ou une fixation inexplicable. Les troubles anxieux sont des états qui peuvent être traités efficacement par la relation thérapeutique, la thérapie de groupe et la prise de médicaments, et ce, au sein de la collectivité.

Troubles concomitants et diagnostic mixte

Le diagnostic de troubles concomitants s’applique à un état où il existe une maladie mentale et des problèmes de jeu ou de consommation de drogues ou d’alcool. Une étude menée en Alberta révèle que presque le tiers des personnes atteintes de maladie mentale ont un problème de consommation de drogues, et que presque le tiers des personnes souffrant d’une dépendance à l’alcool souffrent d’un problème psychiatrique.

Presque la moitié des personnes consommant des drogues illégales sont atteintes d’une maladie mentale. Les troubles concomitants sont souvent difficiles à déceler parce que les difficultés associées à une maladie occultent les symptômes de l’autre.

Le traitement des troubles concomitants varie, puisqu’il dépend de la maladie mentale en cause et de la substance consommée.

Au Canada, on fait référence aux personnes aux prises avec une maladie mentale et une déficience développementale en disant qu’elles ont reçu un diagnostic mixte. Les chercheurs et les universitaires assument le difficile mandat d’appliquer des critères et définitions uniformisés à ce qui constitue une déficience développementale, mais, en général, ce terme est utilisé pour décrire des aptitudes intellectuelles nettement au-dessous de la moyenne et des difficultés de fonctionnement au quotidien. Selon cette large définition, il a aussi été observé que les personnes aux prises avec une déficience développementale sont trois fois plus susceptibles d’éprouver des difficultés affectives, comportementales et psychiatriques que la population en général.

Démence

Le terme démence est utilisé pour désigner un déclin général dans les fonctions mentales d’une personne. La personne atteinte de démence peut éprouver des difficultés dans des fonctions telles que la mémoire, le langage, le calcul simple, la planification et le jugement. La démence peut résulter d’une blessure au cerveau due à un traumatisme crânien (blessure à la tête), d’un manque d’oxygénation, d’affections cardiovasculaires, d’une maladie dégénérative, d’abus de drogues ou d’alcool et de problèmes de santé comme une maladie du rein ou du foie.

La réadaptation et les soins de soutien sont utilisés pour aider les personnes atteintes de démence à gérer leur vie au quotidien.

Troubles de l’alimentation

Alors que l’étiquette de « troubles de l’alimentation » donne à penser que ces difficultés concernent des fixations alimentaires, en fait, elles concernent plutôt des problèmes profondément ancrés auxquels les gens trouvent trop difficile de s’attaquer directement. Ces troubles cachent des problèmes liés à l’identité, au concept de soi et à l’estime de soi, et sont plus répandus chez les femmes que chez les hommes.

Parmi tous les autres problèmes de santé mentale, ce type de maladie mentale connaît le plus haut taux de mortalité; 10 à 20 pour cent des personnes aux prises avec des troubles de l’alimentation meurent de cette maladie ou des complications qui y sont associées.

Cette catégorie comprend:

  • l’anorexie mentale– réduction extrême de l’alimentation entraînant une importante perte de poids, pouvant mêmeconstituer une menace pour la vie
  • la boulimie– préoccupation concernant l’image corporelle résultant en de fréquentes fluctuations dans le poids, parceque la personne mange trop, puis rejette les aliments, soit en vomissant, soit à l’aide de laxatifs et de diurétiques
  • la frénésie alimentaire– accès cycliques d’alimentation compulsive suivis du régime chronique, constituant le schémahabituel de cette maladie

Les troubles de l’alimentation sont traités, après une évaluation médicale approfondie, au moyen de conseils sur l’alimentation, de soutien, d’un suivi constant, et d’une thérapie individuelle et de groupe. La thérapie familiale est en outre assez fréquente, vu les répercussions de ces troubles sur toute la famille.

Troubles de l’humeur

Le déclenchement de ce type de troubles survient communément au cours de l’adolescence; ces troubles ont une importante incidence économique sur notre société pour ce qui est de la perte de productivité de la main-d’oeuvre et de la hausse des coûts de soins de santé.

  • Dépression – entraîne des sentiments profonds et persistants d’inutilité, ainsi qu’auto-accusation ou tristesse
  • Trouble bipolaire– aussi appelé maniacodépression, le trouble bipolaire fait qu’une personne passe de périodes dedépression profonde à des états d’euphorie intense, en passant par des états d’irritabilité extrême
  • Troubles affectifs saisonniers (TAS)– dépression, semblant suivre un schéma saisonnier, typiquement éprouvée au coursde l’hiver.

Les traitements par les médicaments et la relation thérapeutique ont un bon effet sur la dépression; les troubles bipolaires peuvent aussi être traités efficacement par une médication et une psychothérapie. Les TAS sont traités avec succès par la luminothérapie, une exposition accrue aux rayons solaires, de l’exercice, l’usage d’antidépresseurs et la relation thérapeutique.

Troubles de la personnalité

Les gens sont souvent décrits comme présentant certains genres ou traits de personnalité. Ces traits ou caractéristiques influencent la manière dont les personnes vivent les expériences et les relations.

Selon l’Agence de la santé publique du Canada, les personnes atteintes de troubles de personnalité, …expriment des traits de personnalité de façon inappropriée et éventuellement mésadaptée.

Si ces caractéristiques peuvent n’influencer que légèrement le comportement de la personne et avoir peu de répercussions sur sa vie à la maison et au travail, certaines personnes peuvent présenter des traits très perturbateurs pour leur vie et de leurs relations. Les symptômes apparaissent habituellement au cours de l’enfance ou au début de l’adolescence, et ils tendent à durer toute la vie.

Un type de comportement carrément inflexible peut présenter l’un ou l’autre des symptômes suivants ou les présenter tous:

  • Irritabilité, intolérance, méfiance ou paranoïa continue
  • Pensées et émotions chaotiques
  • Relations tumultueuses et difficultés à s’entendre avec les autres
  • Mauvaise maîtrise des impulsions

Les troubles de la personnalité sont difficiles à traiter, en raison du refus d’admettre la présence d’un problème quelconque. À moins que les comportements entraînent une crise quelconque, bien des gens atteints de troubles de la personnalité ne demanderont pas d’aide ou ne poursuivront pas un plan de traitement. Pour les personnes qui le font, les antidépresseurs, les stabilisateurs de l’humeur et la psychothérapie se révèlent bénéfiques.

Schizophrénie

La schizophrénie est souvent décrite à tort comme une maladie induisant une « personnalité double ». Parmi les plus tristement connues et mal comprises des maladies mentales, la schizophrénie est une maladie chronique (qui dure toute la vie) du cerveau qui réduit la capacité de la personne à faire la différence entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Ainsi, les personnes atteintes de schizophrénie peuvent vivre des périodes de troubles psychotiques où elles sont victimes d’hallucinations, de délires et de paranoïa. La schizophrénie touche environ un pour cent de la population canadienne et, généralement, elle frappe les personnes en premier lieu au cours de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

La schizophrénie est un état pathologique traitable. Les traitements sont particulièrement efficaces si les symptômes sont détectés tôt, si une évaluation est réalisée et si on entreprend une médication appropriée et une relation thérapeutique. En fait, si le traitement est entrepris assez tôt, l’impact des périodes de troubles psychotiques peut être considérablement diminué ou même évité.

Le suicide n’est pas une maladie mentale.

Bien sûr, le suicide n’est pas une maladie mentale; il peut cependant être une conséquence tragique des troubles de santé mentale dont souffre une personne ou d’événements percutants la portant à se sentir médiocre, sans défense et désespérée. Si vous êtes inquiets à propos d’une personne qui semble envisager le suicide, vous pouvez en apprendre davantage à ce sujet à www.acsm.ca; il faut savoir déceler les signaux d’alarme et parler directement à la personne.

La chose la plus importante que vous puissiez faire est d’écouter attentivement, et sans jugement. Il faut absolument savoir que le fait de parler du suicide n’augmentera pas les chances que la personne passe à l’acte; au contraire, le fait d’en parler en diminuera les possibilités.

Si c’est vous qui envisagez le suicide, sachez que d’autres sont passés par ces sentiments et ont retrouvé la volonté de vivre après avoir fait appel à une personne de confiance et lui avoir exprimé leurs sentiments.

Vous n’avez pas à rester seul; laissez quelqu’un vous aider.

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